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Pension de survie ou allocation de transition : en cas de décès, que reçoit le/la partenaire ?

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Affronter le décès d’un(e) partenaire est bien sûr toujours douloureux. Au-delà de la tristesse, il faut souvent aussi faire face à une incertitude financière. Dans ces moments, les aides pécuniaires sont les bienvenues. Peut-on toujours compter sur une pension de survie ? Ou sur une allocation de transition ? Et quels sont leurs montants respectifs ?

Notre système belge de sécurité sociale prévoit diverses formes d’interventions au profit des proches de la personne décédée. Les conditions d’octroi dépendent de votre âge et de votre situation familiale. Voici les règles les plus importantes.

Qu’est-ce qu’une pension de survie ?

Une pension de survie est une pension que vous pouvez percevoir après le décès de votre conjoint, sur base de la carrière qu’il a accomplie. L’objectif ? Compenser en partie la perte de revenus suite au décès. 

Quand avez-vous droit à une pension de survie ?

Dans la plupart des cas, vous avez droit à une pension de survie si vous remplissez les conditions suivantes :

  • Vous étiez légalement marié avec le défunt. La cohabitation, même légale, n’entre pas en ligne de compte.
  • Le mariage a duré au moins un an. Il y a quelques exceptions permettant de prendre en considération une durée de moins d’un an, par exemple l’existence d’un enfant commun, ou un décès suite à un accident après le mariage.
  • Vous n’êtes pas remarié. En cas de remariage, votre pension de survie est suspendue.
  • Vous n’avez pas attenté à la vie de votre conjoint décédé.
  • Au moment du décès, vous avez atteint un certain âge minimum, ou vous percevez déjà une pension personnelle :
    • Si votre conjoint est décédé en 2026, vous devez avoir au moins 51 ans pour avoir droit à une pension de survie. 
    • L’âge minimum va augmenter chaque année d’un an dans les prochaines années, pour atteindre 55 ans en 2030. 

Pour tous les détails et les exceptions, vous pouvez consulter le site web du Service fédéral des pensions

Trop jeune pour une pension de survie ? Il y a alors l’allocation de transition

Vous n’avez pas atteint l’âge minimum requis, mais vous remplissez les autres conditions d’octroi ? Dans ce cas, vous avez droit à une allocation de transition. Il s’agit d’une intervention financière temporaire qui vous aide à supporter financièrement la  période suivant directement le décès de votre partenaire.

La durée du versement de l’allocation de transition dépend de votre situation familiale au moment du décès :

  • 18 mois s’il n’y a pas d’enfant à charge.
  • 36 mois s’il y a au moins un enfant à charge.
  • 48 mois si l’enfant à charge souffre d’un handicap.

Quel est le montant d’une pension de survie ou d’une allocation de transition ? 

Il n’existe pas de montant fixe valable pour tout le monde. Cela dépend : 

  • de la carrière professionnelle du/de la partenaire décédé(e) ;
  • des salaires perçus ;
  • du régime de pension (salarié, indépendant ou fonctionnaire) ;
  • des autres revenus ou pensions éventuels.

Le montant peut donc varier considérablement d’une personne à l’autre. En 2025, le montant mensuel moyen s’élevait à 1.466 euros pour les personnes qui ne perçoivent qu’une pension de survie. L’allocation de transition moyenne s’élevait à 1.580 euros par mois (Source : pensionstat.be)

Cohabitation ? Il y a alors d’importantes restrictions

Beaucoup pensent que la cohabitation de fait ou légale donne automatiquement les mêmes droits que le mariage. Ce n’est pas le cas. Pour l’octroi d’une pension de survie ou d’une allocation de transition, un mariage légal est requis. Les cohabitants peuvent donc être confrontés à des surprises financières si l’un(e) des deux partenaires décède. Il est donc prudent de réfléchir à temps à une protection financière supplémentaire.

La protection financière de vos proches commence par les conseils de votre courtier

Une pension de survie ou une allocation de transition peut représenter une aide financière importante en cas de décès de votre partenaire. Pourtant, cette protection légale ne suffit pas toujours à maintenir votre niveau de vie, rembourser les emprunts en cours ou façonner les projets d’avenir de votre famille.

Il convient donc à chacun(e) de s’interroger à temps sur les conséquences financières d’un décès, même si cette éventualité vous semble totalement étrangère aujourd’hui. 

Votre courtier est là pour examiner avec vous les solutions qui correspondent à votre situation familiale, et vérifier si vos proches sont suffisamment protégés en cas d’événement imprévu. Une façon de garantir dès aujourd’hui pour vos proches, la sécurité financière de demain. En toute sérénité.

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